mercredi 30 septembre 2015

Crise existentielle d'une blogueuse en panne d'inspiration

Le généathème du mois de septembre tombe à pic. Voila bientôt cinq ans que le Blog de Mémoire vive existe et la question de sa pertinence, du moins dans sa forme actuelle se pose à moi depuis de nombreuses semaines. Je n'ai d'ailleurs rien publié depuis le mois de mai dernier. Il m'est arrivé par le passé d'avoir des passages à vide, mais là c'est une traversée du désert.

J'aimerais bien trouver une nouvelle formule, un nouveau format, une autre façon d'aborder la généalogie. Je m'interroge également sur le contenu.

Quand je relis les raisons pour lesquelles j'ai créé ce blog, (que vous pouvez lire dans ce premier billet daté de décembre 2010), je me dis qu'elles sont toujours valables. La généalogie est une matière qui se prête au partage tant des méthodes que des anecdotes de recherches, que des histoires elles-mêmes. J'avais envie d'ancrer la généalogie dans le monde d'aujourd'hui, ne pas tomber dans la nostalgie facile, d'essayer d'aborder cette matière de manière vivante, enthousiaste et surtout de la relier à d'autres matières : l'histoire bien entendu, mais aussi la photo, la littérature, la sociologie, la psychologie.

Mais j'avoue que depuis quelques temps je suis un peu perdue ; je ne sais plus trop bien quoi penser ni écrire. Ma généalogie est en berne depuis des mois, si bien que je ne reconnais plus mes ancêtres. J'avoue également avoir frôlé l'overdose de lecture de blogs et de billets, sans parler de la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale. Loin de moi l'idée de remettre en cause les blogs généalogiques existants : la démarche est sincère et les billets dans leur ensemble sont intéressants. De plus je crois profondément à la notion de partage des histoires et des difficultés rencontrées : la généalogie est un travail solitaire et publier sur un blog permet de sortir de cet isolement.

Maintenant, j'ai l'impression d'être arrivée au bout de mes publications et à chaque brouillon de billet résonne en moi le "à quoi bon" de démotivation. J'imagine que je suis arrivée au bout de ce format et qu'il faut que j'en invente un autre. Peut-être plus court, plus concis, plus interactif, je ne sais pas encore. J'aime ce qui fait écho,ce qui éveille en nous une petite musique. C'est cela que j'aimerais mettre en avant. Je dis souvent à mes clients que l'important n'est pas forcément de remonter le plus loin possible (excepté pour les personnes qui le veulent dès le départ) mais d'essayer d'avoir des résultats qui nous parlent, qui font que nous puissions nous identifier à tel ou tel ancêtre, ou du moins qui provoquent en nous un intérêt, quel qu'il soit.

Voilà trois années que je travaille pour un couple de personnes qui a sollicité mes services pour dans un premier temps établir leur arbre généalogique. Une fois arrivé à la Révolution française, ils ont estimé qu'ils en savaient assez. En revanche, ils ont continué à me faire travailler sur leurs cousins : d'un seul coup leur curiosité se portait sur tel ou tel cousin de leur connaissance et/ou de leur génération et ils se posaient alors la question de savoir quel était leur ancêtre commun. Et c'est ainsi que leur arbre s'est étoffé.

L'idée n'est pas de publier à tout prix; l'idée est de susciter l'intérêt, la curiosité, l'appétence.

Par conséquent, je pense que jusqu'à ce que ma "nouvelle formule" soit prête, je vais piocher dans la centaine de billets déjà écrits et remettre en avant ceux qui sont passés, injustement à mon sens, inaperçus.

A suivre donc...



10 commentaires:

  1. Idem et bien contente que nous partagions cette impression bizarre, alors qu'il n'y a pas si longtemps, les mots s'enchainaient et les articles foisonnaient ! Très bonne idée la remise en avant des billets, car la vie des blogs c'est aussi un passage un peu rapide à la trappe pour certains sujets que l'on a à coeur !
    Je vais suivre tout ça de près. Moi j'avais découvert ton blog avec les articles sur les sens auquel j'avais adoré faire écho. Il me semble bien qu'il en manque un ou deux sens ;-)
    Bises.

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    1. Merci Gloria, oui c'est vrai, il doit manquer le toucher et l'ouïe, mais les billets sont restés coincés dans ma plume...Mais je vais y réfléchir à nouveau, le temps de la réflexion n'est jamais inutile... Je te souhaite que l'inspiration te revienne également, tes billets me manquent ! A très bientôt !

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  2. Bonsoir,

    Je comprends parfaitement ce "blues" du blogueur généalogiste, le vivant aussi parfois. Il ne faut pas, je pense, s'astreindre à publier x billets par mois, mais écrire au fil de l'inspiration, quand l'idée vient.

    Je te souhaite bon courage pour la suite et espère pouvoir continuer à te lire, sous la forme d'articles ou autre.

    Thomas, de Sacrés Ancêtres!

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    1. C'est très gentil, merci Thomas. J'apprécie beaucoup ton blog. Je vais essayer de dépoussiérer mes précédents billets et il en sortira peut-être quelque chose...

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  3. On passe tous par ces moments de doute mais il faut continuer .... à bientôt !

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  4. Je me retrouve beaucoup dans ce texte. Je vais suivre avec attention les idées de "nouveau format" qui te viendront, et en attendant lire ces anciens billets passés trop inaperçus.

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  5. Tout pareil, ça fait du bien de lire qu'on n'est pas seule dans ce cas... Je crois aussi qu'il y a eu overdose (d'écriture mais aussi de lectures !) et qu'on peine à s'y remettre ensuite. Mais je vais picorer, par ci par là, aussi bien chez moi que chez d'autres. Peut-être l'appétit reviendra-t-il :-) Merci en tout cas pour ce témoignage.

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  6. On passe tous par là. Personnellement, j'ai un calendrier éditorial pour le blog, que j'arrive à tenir... et bien quand je peux. Des fois, ça ne veut pas venir, et des fois j'écris trois billets à la suite. Avec le recul, je préfère passer un mois sans écrire, mais écrire avec plaisir, plutôt qu'écrire pour publier à tout prix.
    Pas de souci, l'inspiration reviendra, et nous serons là pour te lire ;-)

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